Drame minier à Lomera (Luhihi) : un rescapé affirme avoir laissé des survivants sous terre
Près d’une semaine après l’éboulement tragique survenu dans les mines artisanales de Lomera, à Luhihi, dans le territoire de Kabare, des témoignages inquiétants continuent d’émerger. Un survivant, sorti miraculeusement des décombres le mercredi 23 juillet, affirme avoir laissé des personnes encore vivantes sous terre.
Contacté par bkinfos.net, un creuseur anonyme, relayant les propos du rescapé, indique que les opérations de sauvetage sont entravées par des éboulements successifs. « Des volontaires construisent des structures en bois pour extraire les corps ou les survivants, mais ces installations s’effondrent avec les sols, réduisant les efforts à néant », témoigne-t-il.
Le survivant, qui aurait fui par une galerie secondaire, aurait entendu des voix humaines en détresse. Une fois en surface, il a sollicité et obtenu 15 000 francs congolais comme soutien avant de quitter le site pour Bukavu, le jour même.
Sur place, le gouverneur de province Patrick Busu Bwa Ngwi, représentant de l’autorité sous la coordination de l’AFC-M23, s’est rendu à Lomera le 23 juillet pour évaluer la situation. « Le constat est amer. Les gens travaillent dans des conditions inhumaines. Nous allons sécuriser le périmètre le temps que les recherches se poursuivent. Pour l’instant, il est trop tôt pour annoncer un bilan », a-t-il déclaré.
Le nombre exact de victimes reste inconnu. Les habitants et familles des creuseurs restent dans l’angoisse, espérant des nouvelles des leurs, pendant que les conditions d’intervention demeurent précaires.
